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RTS – Le Blog de Signature

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Signature, le blog-commentaire de la radio suisse.

Chaque matin à 7h36 sur La 1ère, un commentaire, une analyse originale des meilleures plumes de la rédaction. Le monde bouge, les idées réveillent. Signature, c’est un regard sur l’actualité et la société. Etonnant, dérangeant, pertinent ou irritant, mais jamais indifférent, Signature c’est chaque matin du lundi au vendredi sur les ondes de La 1ère et en version écrite sur signature.rts.ch, ouvert à vos remarques, avis et commentaires que vous pouvez poster sur notre site.

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Jacques Allaman

Qu’il était joli le temps de la guerre froide ! En 1980, le président des Etats-Unis avait pris la tête d’un vaste mouvement de boycott des Jeux Olympiques de Moscou. Jimmy Carter n’avait pourtant rien d’une tête brûlée. L’Amérique avait simplement fait preuve d’une belle fermeté face à la Russie. Le Kremlin avait dû payer pour l’invasion de l’Afghanistan et pour son mépris affiché des Droits de l’Homme. Ce sévère avertissement fut une étape. Bientôt, la libéralisation gorbatchévienne allait sonner le glas de l’arbitraire et précipiter la chute de l’Union soviétique.

Aujourd’hui, la Russie n’est bien évidemment plus une immense prison à ciel ouvert. En comparaison de la défunte URSS, c’est même une joyeuse cour de récréation. Reste que Vladimir Poutine orchestre une répression sans équivalent depuis la chute de l’Union soviétique. Travaillé par la purge et la dictature, le régime retrouve de vieux réflexes staliniens : intimidation, détention arbitraire, passage à tabac. Sur les chantiers de Sotchi, les ouvriers d’Arménie et d’Ukraine  se voient privés de passeports, et même de salaires. Toute proportion gardée, ce sont des zeks, prisonniers d’un nouveau Goulag, alors qu’à Courchevel et Saint-Moritz, les oligarques ripaillent et se gavent de milliards.

A un an de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, qui aura le courage de lancer un ultimatum à Vladimir Poutine ? Il faut boycotter Sotchi ! Pour accompagner en Russie le réveil de la société civile; pour accélérer le cours de l’Histoire ; pour retrouver un peu de l’esprit de la guerre froide, quitte à perdre les  jeux d’hiver.

Jacques Allaman

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Nathalie Ducommun

On aurait au moins souhaité qu’elle s’indigne. Mais non, la classe dirigeante italienne tire la gueule. Les idées criardes de Berlusconi l’ont sortie brutalement du sommeil et ce n’est pas facile. La torpeur émotionnelle dans laquelle elle a végété – le temps d’un règne technocratique – était profonde, de surcroît confortable.

Alors oui, l’élite italienne est agacée. Elle feint la consternation, mais c’est le dépit qui l’habite. Plus Silvio Berlusconi cavale dans la campagne des législatives, plus Mario Monti se traîne, bras balants, abattu, gris, impuissant.

Il tente bien quelques pics, Mario Monti. Il s’est même essayé au chantage, tiens: en cas de victoire, il abaissera sa taxe foncière, à peine instaurée. Mais rien n’y fait. Un Professore ne devient pas un uomo politico en un jour.

Or la politique manque à l’Italie. Cette politique qui tire sa grandeur non pas de la seule gestion des affaires – ça, Monti sait faire – mais de l’envie, d’horizons, d’idéaux. La politique faite d’engueulades. Qui cabre les positions, tranche les avis, oppose et concilie. La politique qui trouve sa noblesse tant dans l’honnêteté de ses actions que dans l’exubérance de ses propos. 

Qu’importe sa grossierté, sa démesure et sa démagogie! Si c’est par Berlusconi que l’Italie sortira la tête des classeurs de comptabilité, qu’il en soit ainsi. Si c’est grâce à l’affreux Cavaliere que doit revenir la politique, bravo à lui, et merci.

Reste au centre gauche à surmonter son snobisme. A monter dans l’arène plutôt qu’à se terrer dans les vestiaires, retranché derrière son Chef économiste.

Les Italiens préfèrent la politique à la comptabilité. Le talent de Berlusconi est de le comprendre. Son seul défaut: d’en abuser.

Nathalie Ducommun

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Pierre-Han Choffat

Le conseil fédéral est devant un choix cornélien. Ce garde-fou qu’il a arraché de haute lutte lors des négociations bilatérales, doit-il vraiment y recourir? S’il s’est ainsi battu pour pouvoir réintroduire des contingents au cas où, c’est bien pour rassurer la population. Et l’aider donc à approuver cette libre circulation des personnes si précieuse à notre prospérité économique.

Si les conditions sont remplies, le gouvernement devrait donc l’actionner cette fameuse clause de sauvegarde. Sans hésiter. Eh bien non. Il a parfaitement raison de tergiverser. Même si des signaux assez clairs indiquent que les habitants s’inquiètent désormais pour leur bien-être, commencent à douter qu’il faille encore se développer.

Car pour contrer ces sentiments difficiles à raisonner, le signal de la fermeture n’est assurément pas la réponse adéquate. D’autant que ces contingents seront valables au mieux une année. Et puis l’économie saura les contourner par d’autres permis pour faire face à ses besoins de main d’oeuvre. On l’a bien vu avec les Polonais et les autres ressortissants des huit pays de l’Est.

Actionner la clause de sauvegarde, c’est donc au mieux un signal politique, un geste symbolique. C’est insuffisant. Renforcer les contrôles. Combattre plus efficacement la sous-enchère salariale. Prendre en main la question du logement et des transports, c’est bien sûr plus difficile, mais c’est là qu’il faut agir pour offrir une réponse crédible aux préoccupations de la population.

Et si les citoyens devaient malgré tout croire à cet instrument des contingents, le gouvernement devra se mordre les doigts d’avoir offert un formidable tremplin à l’initiative de l’UDC contre l’immigration de masse.

Pierre-Han Choffat

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Stéphane Deleury

Le sol est une ressource rare. En Suisse plus qu’ailleurs. C’est surtout une ressource limitée qu’on ne peut pas gaspiller. C’est pour cette raison qu’on a introduit il y a plus de 30 ans la loi fédérale sur l’aménagement du territoire, la LAT. Un outil plus que jamais indispensable. Car depuis 1980, la population suisse a augmenté d’un million et demi d’habitants. Une croissance qui nécessite chaque année des constructions équivalentes à une ville comme St-Gall. Le PIB a grimpé durant la même période de près de 70%. Et c’est bien ainsi.

Loin d’être un frein à ce dynamisme, la LAT révisée est bonne pour l’économie. Elle lutte contre la dispersion des construction car elle limite la réserve de terrains constructibles aux besoins des 15 prochaines années. Des constructions compactes, et un territoire bien organisé permettent de substantielles économies d’infrastructure et de mobilité.

Quoi qu’en disent les opposants, cette révision n’aura que très peu d’effet sur les prix des biens fonciers. A l’évidence, là où la demande est très forte, comme entre Lausanne et Genève, les prix se maintiendront au sommet. Par contre, dans les régions périphériques, la demande restera faible et les prix bas. Mieux, la loi révisée permmet aux communes de lutter contre la spéculation qui fait exploser les prix. Elles pourront désormais fixer un délai pour construire un bâtiment sur un terrain constructible.

Le parlement et le conseil fédéral, avec l’appui de tous les cantons sauf un, ne font donc qu’adapter les outils pour accompagner au mieux le développement économique du pays. Il ne s’agit pas de faire de la Suisse un Heidi-land figé. Ni du plateau un grand champ de pomme de terre. Il s’agit tout simplement pour la Suisse de maîtriser son urbanisation et de favoriser une croissance durable. 

Stéphane Deleury

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Alain Thévoz

Une seule médaille à Schladming, le bilan est bien maigre pour une nation de ski telle que la Suisse. Il est même catastrophique. Mais ce bilan est hélas conforme aux résultats actuels, ou plutôt aux non-résultats… C’est aujourd’hui la triste réalité du ski helvétique.

Cette crise – sans précédent pour l’équipe masculine – est  pourtant une aubaine pour Swiss-Ski qui ne peut nier sa part de responsabilité de ce fiasco, même si ce sont avant tout ses athlètes qui dévalent les pentes.

Les dirigeants de la fédération n’ont pas suffisamment réfléchi aux structures du futur, « aveuglés » sans doute  par les succès de Didier Cuche, Beat Feuz et Carlo Janka lorsque ce dernier régnait encore sur le « cirque blanc ». Ce laxisme se paie cash.

Cette crise est donc une chance unique pour rebâtir une équipe plus forte qu’avant, à condition – bien-sûr – que ces dirigeants se soumettent à une profonde réflexion, en faisant d’abord leur autocritique. Le ski suisse a besoin d’idées novatrices et de nouvelles têtes pensantes… Toute erreur de casting est désormais interdite. A commencer par le choix du nouveau Chef Alpin, un poste clé dans le nouvel organigramme de la fédération.

Le ski suisse a besoin d’un homme à poigne, qui bouscule les habitudes et le confort de certains ; une personne qui ait les coudées franches et qui puisse travailler selon ses convictions avec les jeunes. Un Chef qui insuffle à la nouvelle génération la rage d’un Didier Cuche, la régularité d’un Michael Von Grunigen, la polyvalence d’un Pirmin Zurbriggen voire le brin de folie d’un Peter Muller. La relève existe mais elle tarde à s’affirmer en Coupe du monde.

Cette crise est donc la meilleure chose qui pouvait arriver, à condition que Swiss-Ski et son présidium prennent les bonnes décisions ! Mais ça, c’est une autre histoire.

Alain Thévoz

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